Un calendrier, en 2020, c’est démodé ?

J’en ai déjà touché un mot ici, le voici enfin : notre calendrier 2020 spécial jardin indoor/outdoor… Un agenda qui ne se veut pas que pratique, et pas que esthétique, un must-have sympathique à proximité des plantes vertes !

Calendrier Marion Hugoo x Anne Mansuis

Green et fashion, le calendrier perpétuel idéal

Genèse du projet ‘green calendrier’

Marion Hugoo est une styliste et consultante mode qui a bien plus qu’une corde à son arc. Un jour, autour d’un thé, a surgi l’idée d’un calendrier, un cadeau à se faire à soi-même et qui ne parlerait que de jardin.

Aussitôt dit, aussitôt fait, nous voici à débroussailler le concept, à échanger sur les couleurs, les illustrations, les idées à partager… Le thé est vraiment un grand accélérateur de projets !

Pour qui est destiné cet agenda ?

Nous ne sommes pas allées bien loin : pour nous. C’est à dire :

  • des urbaines / périurbaines un peu pressées
  • pas très douées pour le jardin
  • mais qui n’ont rien contre un peu de vert dans la vie….

Et comme l’une est dotée d’un micro jardin et l’autre d’une cour (un jardin parisien, comme on dit à Lille…), nous avons aussi voulu parler de plantes d’intérieur. 

Ah, et dernier point, il fallait absolument que je convainque mon fils qu’un radis pousse dans la terre et non dans un bac à légumes. Challenge…

Comment avons-nous procédé ?

Au commencement était le verbe… Enfin, surtout les conseils pour l’intérieur et l’extérieur. L’idée, c’était de rester dans le simple mais pas le simpliste, de donner quelques astuces et surtout de donner envie de mettre les mains dans la terre. Ensuite, j’ai laissé Marion se déchaîner sur son clavier, sa tablette…

Des réunions, des hangouts et pas mal de commentaires sur Google drive ont été nécessaires pour faire fleurir notre agenda. Après une évolution de police assez drastique (et très réussie), des couleurs à faire varier, et des choix iconographiques un peu trop ambitieux parfois (non, dessiner entièrement un oranger, ce n’est pas simple comme un bonhomme bâton), nous voici devant ce beau pdf…

Et on en est fières !

Et au final ?

A quoi va servir ce calendrier 2020  (qui peut aussi être un agenda 2020 ou 2022…) :

  1. Se motiver pour planter des fraisiers, des tomates, un chou kale…
  2. Donner des pistes pour que votre Maranta survive plus de 3 mois
  3. Décorer votre frigo, après tout, les couleurs sont top !
  4. Offrir à votre collègue de bureau, votre maman, vos amis…
  5. Le ranger dans son dossier « A Faire – urgent » (on l’a tous…)
  6. On vous laisse nous le dire !!!

Pour télécharger notre calendrier Marion Hugoo x Anne Mansuis, c’est ici : 

Calendrier 2020 green

Alors, vous en pensez quoi ? Un calendrier, en 2020, est-ce si démodé ?

Bonne année 2020 !

peur photo

Après 2019, je comptais bien mettre derrière moi pas mal d’incertitudes et de freins. Donc, 2020 est arrivée et avec elle l’envie de me vendre mieux en tant que rédactrice. Pas facile quand on cumule introversion, peur de l’échec et syndrome de l’imposteur !

C’est chose un peu faite grâce à Ideateem, spécialisée dans l’univers du bâtiment, qui m’a demandé une suite de 5 textes sur des sujets aussi variés que les gouttières ou l’isolation des toits plats. J’aime bien les problématiques immobilières, ce challenge est assez motivant pour débuter l’année 2020 !

Mais je me prends aussi à rêver… Après cela, pourquoi ne pas vraiment proposer des sites clé en main pour autre chose que mon coeur de métier, à savoir le monde du jardin ? Bien sûr, je rêve toujours de bosser sur le site d’un paysagiste ou d’un pépiniériste.

Mais il y a peu, Christophe Rousselot, architectes contractant général, m’a contactée pour travailler une nouvelle mouture de son site. Ce fut un vrai plaisir d’écriture, entre les interviews archi, les recherches SEO et les articulations entre pages… Je rêve d’arriver à une aussi grande complexité pour mon site perso….

Tout cela pour dire que cette année, je risque de rentrer un peu plus dans la maison… Mais que je ne dédaignerai pas pour autant le jardin (je vous invite aussi à compulser mes autres articles). D’ailleurs, j’ai une exclusivité mondiale sur le feu, un travail si génial qu’il a largement pris le temps d’être peaufiné :

un calendrier jardinier pressé !

Plus d’infos à suivre…

Ambiance automnale au jardin

autumn garden photo
Automne au jardin

Le pommier des voisins a remplacé les cerises, les noisettes grignotées sont tombées sur la pelouse… pas de doute, c’est l’automne ! Liste des choses à faire et des petits plaisirs à déguster pour se préparer au jardin.

Dans un premier temps, armez-vous d’un râteau et ramassez toutes ces belles feuilles dorées. Elles enrichiront votre compost. Le mien peine tellement à se remplir… Une statistique m’a frappée récemment : pour 90 % de déchets organiques apportés à votre belle compostière, seul 1% du volume en sortira sous forme d’humus nourricier. Il va en falloir manger des soupes, éplucher des légumes et recycler du carton pour arriver à ses fins…

J’ai aussi un peu triché en acquérant un broyeur de feuilles. Comme la saison est idéale au jardin pour sortir le sécateur (adieu tiges de framboisier rabougries !), je me suis retrouvée avec quantités de branchages inesthétiques dans un coin de jardin. J’ai donc cassé la tirelire, et voici un faiseur de paillage et un alimenteur de compost très efficace. Un conseil : prévenez aussi les voisins de votre achat, ils seront ravis d’amener leurs déchets de taille et de repartir avec leurs écorces broyées.

Et comme jardiner, c’est prévoir, il a fallu que je me creuse la tête pour accueillir les futurs bulbes printaniers. Oui, c’est en automne que jonquilles, tulipes et crocus se prévoient, tandis que les frondaisons se couvrent d’or et de pourpre. Cette envolée lyrique passée, il a bien fallu creuser la terre, planter dans le bon sens les bulbes, cormes et griffes et arroser. Grandeur et décadence.

Côté petits plaisirs, je prévois une virée de fashionista jardinière en me rendant dans cet immense temple de débauche qu’est Famiflora. Amoureux des lettres, je vous suggère la lecture de leur page internet en français, c’est très rigolo. Merci la traduction automatique… Quoiqu’il en soit, mon objectif ne sera pas grammairien, mais strictement botanique : il me faut un arbuste ou un petit arbre pour égayer un coin de jardin tristoune. L’automne est idéal pour planter la bête, mais aussi pour vérifier son feuillage et/ou sa fructification à cette période. Je rêve du beau panaché du cornouiller de Sibérie, ou du jaune doré de la spirée « Goldflame ». A suivre…

Dernier plaisir (coupable), le plaisir de retrouver le jardin après l’été. Plus de fumées de barbecue intempestives, de jeux d’enfants (souvent les miens, j’avoue) bruyants… Non, la pelouse est encore jonchée de pistolets à eau, les oiseaux chantent sans être importunés, ma tasse de thé fume tranquillement dans mes mains… Oui, l’automne est là.

L’été arrive au jardin

Avec le printemps, votre âme jardinière s’impatiente : il vous faut sortir et préparer l’été ! Mais avant de vous projeter dans un transat à admirer vos massifs sous une ombre bienfaisante, un peu de travail est nécessaire…

Un potager en ordre de marche

Time for gardening
Allez, au boulot…

Vous pensiez avoir atteint la perfection en matière de jardinage en plantant des bulbes à l’automne ? Bonne nouvelle, vous allez repousser vos limites cette année ! Cette fois-ci, vous allez vous lancer dans du délicat, le semis, et du plus manuel, la préparation du terrain. 

Le semis ressemble un peu à la haute-couture du jardinage :  à vous les plantes extravagantes, les séries ultra-limitées, les variétés confidentielles…. Mais sans y laisser un bras : une salade revient ainsi à 5 centimes. Seul pré-requis, prendre le temps de semer les graines dans une mini-serre et bien les surveiller. Quand elles sont un peu plus grandes, repiquez-les dans un pot plus conséquent et sortez-les quand il fait soleil pour qu’elles gagnent en résistance. 

Pendant ce temps, réservez-vous une belle journée de printemps pour préparer votre terrain. Ne le retournez pas trop, mais retenez les principes de la permaculture : paillez, nourrissez et surtout respectez-le ! 

Fleurs express

Capucine, plante annuelle de jardin
Bébé capucine deviendra grande…

Chaque année, vous retrouvez des petits coins de votre jardin qui jouent les nudistes, soit parce que vos vivaces n’ont pas assez grandi, soit parce que vous hésitez encore à le remplir (peut-être dans une future fête des plantes ? ). C’est le moment de craquer pour les annuelles : rapides, peu exigeantes et souvent hyper colorées, elles vont vous sauver la mise : nigelle de damas, oeillet d’inde, coquelicot et côté grimpantes, ipomée, capucine et plumes d’indien.

Pour aller plus vite, rendez-vous en pépinière ou en jardinerie pour choisir des plants déjà grands de vivaces et d’arbustes. Vous n’aurez qu’à tremper la motte, ouvrir un trou de plantation et arroser généreusement pour combler vos vides disgracieux. 

Terrasse et aménagement de jardin

Terrasse de jardin
Terrasse de Monsieur et Madame Tout-le-Monde

Le travail est terminé dans les plate-bandes, intéressez-vous maintenant à la terrasse. D’abord, son revêtement peut être rénové. Si c’est une terrasse en bois, un rénovateur peut être appliqué. Ensuite, si elle est restée dans son jus, optez pour un revêtement à la mode : composite, pierre… 

Il vous reste à la meubler. Là, l’offre déborde à longueur de sites internet : mode avec de la résine sombre, bohème avec du cannage, contemporain avec du métal et valeur sûre avec du bois. Pléthorique ! Dernier point : pensez à l’orientation de votre terrasse et prévoyez parasol et pergola en fonction. Et pour les soirées fraîches, choisissez le brasero, si romantique. Un investissement peu coûteux et très hygge. 

Mission pollinisation ! Et les abeilles vous remercieront…

Ice bucket challenge, 30 days challenge et autre funny bunny challenge… Se défier est devenu le nouveau jeu à la mode. Si vous souhaitez participer, alliez le défi à l’utile : sauvez la planète ! Aux Etats-Unis, le million pollinator challenge atteint ainsi des records de popularité.

Insectes pollinisateurs en danger

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Papillons sur fleurs

Savez-vous qu’une bouchée sur trois que nous avalons est à porter au crédit d’un insecte pollinisateur ? Oui, papillon, abeille, voire mouche ou scarabée font bien plus pour nos assiettes que toutes les entreprises agroalimentaires réunies.

En clair, la fructification des fruits et légumes repose sur les ailes et pattes de ces lépidoptères, coléoptères ou diptères. Sans eux, pas de jardin, de verger ni de potager. Vous savez qu’Einstein disait que la dernière abeille éteinte correspondrait à l’extinction de l’humanité ? Malheureusement, il n’avait (encore une fois) pas tort. Une fois ce constat fait,  passons aux raisons d’espérer.

Les initiatives fleurissent

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Prairie fleurie

Concrètement, protéger la faune du jardin va consister en trois principales actions :

  • Abriter et recueillir : c’est le but des hôtels à insectes, ou autre abris à coccinelles. Terre vivante propose un chouette tutoriel pour en construire un. Mais vous avez aussi la possibilité d’en acheter dans une jardinerie, un magasin bio, pour enfants… Le choix est large !
  • Protéger vos nouveaux amis : pour cela, rien de plus simple, il suffit de respecter la loi. En effet,  les pesticides sont interdits d’usage dans les jardins de particuliers depuis le 1er janvier 2019. Une aubaine pour qui veut respecter les insectes.
  • Les nourrir : savez-vous combien la pelouse, si parfaitement soignée soit-elle, a un intérêt limité ? En effet, ces graminées ne peuvent pas constituer de repas pour les abeilles, tandis que pâquerettes et boutons d’or… Un vrai délice ! Et si voir envahi votre beau gazon d’adventices vous désespère, penchez-vous sur les plantes mellifères : scabieuse, échinacée, nepeta, buddléia, sauge… La liste est longue, et vous pouvez même gagner du temps en semant des prairies fleuries (voir cette liste chez Gamm Vert)

Inscrivez-vous !

Connaissez-vous le Million pollinator garden ? Cette initiative américaine, basée aux Etats-Unis, Canada et Mexique, s’est donnée comme objectif de recenser un million de jardins susceptibles d’accueillir la faune pollinisatrice. Pour cela, les propriétaires d’espaces vert s’engager à limiter les pesticides, posséder un point d’eau et à planter des plantes mellifères adaptées au printemps, été et automne.

En France, les initiatives sont plus dispersées, mais tout aussi intéressantes : citons ainsi le réseau biodiversité abeilles, plus axée sur les ressources apicoles et agricoles et le SPIPOLL, lancé par le muséum d’histoire naturelle de Paris,  qui propose de participer à un projet scientifique et photographique de recensement des insectes pollinisateurs. A vos appareils photos !

 

Notes végétales et hivernales

Je ne sais pas vous, mais moi, l’hiver commence à me taper sérieusement sur les nerfs. Parce que si les derniers mois ont semblé bien jaunes sur les routes de France, dans le jardin, cela manque un brin de couleur… Pour contrer tout cela, j’ai deux solutions :

  • craquer pour des végétaux anti-déprime de l’hiver ;
  • me lancer dans les nouvelles tendances indoor pour le jardinage.

Intéressés ? Suivez le guide !

Winter is coming, mais on s’en moque…

La splendeur de l’hamamélis

Hamamélis
Inflorescences d’hamamélis, arbre fleuri de l’hiver

Je sais qu’il est un peu tard pour se lancer dans la plantation d’arbres et d’arbustes pour l’hiver, mais rien n’empêche de noter cet article pour les saisons froides à venir. Et surtout, pour moi qui suis à Lille, je peux considérer une excursion à Kalmthout comme une option revigorante. Derrière ce nom un chouïa barbare se cache un arboretum dévoué aux hamamélis. Oui, un paradis pour les balais de sorcières en tout genre ! Depuis le 7 janvier dernier, vous pouvez vous rendre en pèlerinage là-bas, des visites guidées en français sont dispensées tous les dimanches à 14 heures jusqu’au 28 février.

Si vous ne partagez pas mon enthousiasme, c’est que je ne vous ai pas encore converti à l’intérêt de la bête : un arbre intéressant 3 saisons par an, qui sent bon, est beau, pas pénible à tailler et en plus adapté aux petits terrains urbains…

A la maison aussi, pensez fleuri

Bruyère en pot
La bruyère en pot ou en massif

De retour chez vous, je vous conseille de continuer sur votre lancée en craquant pour une belle potée de bruyère (Erica carnea), à associer avec des cyclamen et des pensées. Vos envies fleuries un peu apaisées, acheminons-nous vers les fidèles alliés de l’hiver : le mahonia, la viorne de Bodnant, le jasmin d’hiver, le daphné.  Plus discrètes, les fleurs du sarcococca auront bien du mal à rivaliser. Mais pour avoir pu profiter de leur parfum le long d’un boulevard de Nogent-sur-Marne, je peux vous dire combien ses effluves sont inoubliables…

Si vous avez investi dans un brasero, paresser avec un bon thé sur la terrasse ne vous paraîtra pas si saugrenu, nonobstant la froidure de janvier. Mais si décidément, les frimas ne vous conviennent pas, quittez le jardin et repliez-vous sur les belles plantes d’intérieur.

Bien chez soi… Les plantes d’intérieur font le show

Welcome to the jungle !

Puisque le jardin ne veut pas de nous, transformons nos intérieurs en jardin ! Les tendances 2019 confirment à la fois le style Art Déco et le recours aux grandes plantes totems, comme les palmiers ou les dragonniers.  Pour les mettre en valeur, rien de plus simple : il vous faudra investir dans un tabouret ou une échelle, et multiplier les contenants et cache-pots originaux (potées cuivrées, théières détournées, suspensions en macramé).  Je vous laisse découvrir à ce sujet les idées déco de 18h39, bien faites et vraiment dans l’air du temps.

Chlorophylle dans ma tasse

L’hiver demeure la saison des boissons chaudes : chocolat chaud de l’après-ski, thé entre amies, tisane du dimanche… Tout est prétexte à sortir les tasses et mason jars du vaisselier.

Tisane et plante

Et pourquoi ne pas combiner amour du jardinage et infusions réconfortantes ? Une jolie potée de menthe marocaine ou de mélisse citronnée vous donnera les munitions nécessaires. Pour les plus réfractaires, investissez dans un potager d’intérieur (Lilo ou Véritable), vous n’aurez plus qu’à vous servir.

Un intérieur green et un jardin qui embaume, voilà ce qui vous permettra d’attendre sereinement le printemps. Je vous suggère de guetter patiemment les premières pousses des bulbes : perce-neiges, nivéoles et étoiles des neiges… Que vous aurez pris soin de planter à l’automne dernier.